Histoire et patrimoine

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Sartoris Villa

L’origine latine de son nom : Sartoris villa « maison du défricheur » remonte à la conquête des Gaules par Jules César (52 avant JC) quand des défricheurs sont venus s’installer dans la région alors couverte de forêts pour y cultiver la terre.

Au Moyen Âge, les Templiers possèdent un certain nombre de maisons groupées autour de l’église Saint-Martin.

Les bénédictins d’Argenteuil leur succèdent et, avec eux, ceux de Saint-Denis, dont le père prieur est le célèbre abbé Suger. Pendant plusieurs siècles, le territoire de la commune est partagé en deux fiefs, celui du village sous l’autorité des Bénédictins de l’abbaye d’Argenteuil, et celui de La Vaudoire, sous celle des seigneurs de Maisons, de Poissy et du roi de France. Pendant la Révolution, les deux fiefs sont réunis et constituent le territoire actuel de la cité.

Le fief de La Vaudoire, est à l’origine, un hameau au sud-ouest du village. Au 14e siècle, il appartient à Hutin d’Aunoy, secrétaire de Charles VI, puis à ses héritiers et ensuite aux familles de Baudricourt, de Montmirail, de Longueil, de Champront, de la Trémoille pour finir dans le patrimoine Fontaine puis Foulon, famille qui, à la mort de M. Foulon, vend « le château ».

Le 18 Novembre 1924, il devient notre quatrième et actuelle mairie. Population rurale à l’origine, la Première Guerre Mondiale change la physionomie de la ville. Sartrouville devient alors une ville en pleine expansion.

Berceau de l’aviation

Dès le début du 20e siècle, Sartrouville s’affirme comme l’un des berceaux de l’aviation. De 1923 à 1956, les usines CAMS (Chantiers aéro-maritimes de la Seine) produisent de nombreux hydravions pour l’aéronautique.

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Sartrouville est meurtrie par de lourds bombardements américains visant le pont de chemin de fer et destinés à empêcher l’envoi de renforts allemands vers les plages du débarquement. Pourtant, dès la Libération, elle poursuit son développement pour être aujourd’hui la deuxième ville des Yvelines par sa population.

La Seine, un trésor

Sans remonter à la nuit des temps, on peut imaginer les Gaulois circulant sur la Seine dans des radeaux ou des barques à proues relevées. Puis, vinrent les Romains faisant commerce de vins et de céréales ou encore les invasions dont furent témoins les rives du fleuve : Rollon dirigeant quelques 30000 vikings sur 700 drakkars en 855, détruisant et pillant sur son passage les villages avoisinants et le monastère d’Argenteuil.

Des siècles durant, le fleuve fut un intense lieu de vie. Il faut imaginer les bateliers se hélant ou chantant, les chevaux hennissant, les bruits des canards, mouettes, goélands ou poules d’eau et autres animaux vivant du fleuve mais aussi les villageois s’activant sur les berges !

Celles-ci, à présent, sont rendues aux promeneurs et la digue est désormais une promenade agréable où la végétation a repris ses droits et d’où l’on peut à nouveau profiter de la beauté des paysages qui n’avait pas échappé aux Impressionnistes du 19e siècle.

La vigne, une réminiscence du passé

Au début du 19e siècle, la vigne occupe presque 1/3 des terres arables de la commune. En 1880, la ville dispose de sept pressoirs publics.

Soucieuse de redonner à la vigne une place qui fut longtemps la sienne historiquement, Sartrouville entreprend en 1994 et 1995, d’importants travaux d’espaces verts autour de l’église Saint-Martin. Derrière l’ancien presbytère, l’ordonnancement orthogonal et le choix des végétaux font référence aux "jardins de curés" dans lesquels sont traditionnellement cultivées les plantes vivaces et médicinales : les "simples".

Aux extrémités des rangs de vigne, s’épanouissent des rosiers de variétés anciennes autrefois utilisés pour avertir le vigneron de l’opportunité des traitements. La vigne est également accompagnée d’une centaine d’arbres fruitiers : pêchers, amandiers, néfliers, pruniers, pommiers, cormiers, figuiers… comme cela se faisait au siècle dernier ! Le vignoble de Sartrouville (5 200 m²) est aujourd’hui composé de 3 700 m² de raisins de table, Perdins et Aladins et 1 500 m² de cépages vinifiés en Chardonnay, en Gamay et Pinot noir.

Chaque année, en Octobre on célèbre encore la Fête des vendanges.

Le service environnement de la ville réalise chaque année 200 litres de méthode champenoise et environ 30 litres de vin rouge, mis en bouteille dans le chai.

Une église millénaire

L’église Saint-Martin se dresse place du Champ de Mars, sur une butte dominant la ville et la vallée de la Seine. La première pierre de l’édifice est posée en 1009 sous le règne de Louis le Pieux qui fait don d’une vingtaine de maisons au monastère d’Argenteuil.

L’église, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1933, subit pendant près de 1000 ans de nombreuses modifications et restaurations dont la plus importante vient d'être achevée.

Quelques personnalités ont vécu ou séjourné à Sartrouville, parmi lesquelles Saint-Vincent-de-Paul, Étienne et Anne Turgot, le général Demont, comte d’Empire et Pair de France ou encore le célèbre pionnier de l’aviation, Louis Paulhan. Guy de Maupassant canota sur la Seine et écrivit à Sartrouville son illustre roman Une Vie.

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