Les tribunes des élus

Retrouvez ici les tribunes des élus.

En application de l’article L2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales, les tribunes sont l’expression libre des groupes du conseil municipal. Leurs propos n’engagent en rien la commune de Sartrouville en tant que personne publique territoriale.

Sartrouville, j’aime ma ville

Canicule : protéger nos enfants, agir durablement

Les épisodes de forte chaleur s’inscrivent désormais dans une évolution dont il faut tenir compte. Ils ne sont plus l’exception ; ils deviennent plus fréquents et plus intenses. Face à cette réalité, les postures et les déclarations d’intention ne suffisent plus : notre responsabilité est d’apporter des réponses concrètes et durables.

Ce printemps, les fortes chaleurs ont mis nos écoles et nos crèches à rude épreuve. Enseignants, Atsem, agents municipaux et équipes de la petite enfance ont su, avec un grand professionnalisme, adapter l’organisation et les rythmes des enfants dans des conditions difficiles. Nous tenons à leur exprimer toute notre reconnaissance.

Mais nous ne nous satisfaisons pas de gérer l’urgence quand elle survient : notre devoir est d’anticiper. Nous avons donc décidé d’engager un programme d’équipement ambitieux sur les trois prochaines années. Chaque école et chaque crèche de la commune disposera d’au moins une salle climatisée. Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large de rénovation énergétique, d’isolation des bâtiments, de végétalisation des cours pour adapter durablement nos équipements aux nouvelles réalités climatiques.

Notre ligne est claire : ni promesses irréalistes, ni immobilisme. Nous investirons méthodiquement école après école, crèche après crèche, dans des solutions efficaces et durables au service de tous les enfants de la commune.

Francine Granié adjointe au maire déléguée à l’Éducation et à la Petite enfance

Francine Granié
Maire-adjointe déléguée à l’Éducation et à la Petite enfance

Sartrouville autrement

Canicules à répétition : qui aurait pu prédire ?

J’écris ces lignes entre deux canicules, avec colère et tristesse. Mai, juin, juillet : des records battus sans interruption. Et une vérité brutale s’impose déjà : l’été 2026 sera le plus frais du reste de notre vie si nous continuons sur cette trajectoire.

Les conséquences sont dramatiques : surmortalité (+50% de décès en IDF), faune et flore en souffrance, agriculture en péril (hécatombes dans les élevages, pertes de récoltes), orages violents, coupures de courant, sécheresse, incendies… Et pendant que les habitants des bouilloires thermiques cherchent désespérément ventilateurs et climatiseurs, les plus aisés vivent à 19° dans des logements climatisés.

« Qui aurait pu prédire ? » Depuis 40 ans, les écologistes alertent, proposent, se battent. Ils ont été ignorés, caricaturés et attaqués par les lobbies industriels et leurs amis. Le déni a coûté cher.

Ce constat national se retrouve à Sartrouville : depuis plus de 30 ans, malgré les alertes des élus écologistes (Saadia Sahali, Jean-Pierre Chane-Alune puis moi-même), la majorité de Pierre Fond a choisi la pierre, le béton et le bitume au détriment des arbres et de la végétation, se réjouissant il y a un an d’une nouvelle canicule (« on va pouvoir aller en terrasse »).

Les rares avancées – plan 1 000 arbres, cour oasis à Jules Ferry – arrivent trop tard et ne compensent pas les erreurs accumulées : places entièrement minéralisées, bâtiments publics mal isolés, nouvelle RD121 qui rajoute des véhicules et du bitume.

Quelles solutions ?

Le nucléaire ? À l’arrêt quand les fleuves sont trop chauds. La climatisation ? Elle est essentielle pour les plus fragiles (EHPAD, hôpitaux, écoles…) mais aggrave le problème et surcharge le réseau si elle est généralisée partout. L’État ? Il coupe le Fonds Vert et MaPrimeRénov au lieu de se concentrer sur l’essentiel : financer la résilience, faire manger le pays, limiter les déplacements et le train de vie des plus riches…

A Sartrouville aussi il faut un changement radical : débitumer, végétaliser, aménager les bâtiments (isolation, persiennes, peinture blanche etc.). Protéger au lieu de subir.

Mobilisons‑nous pour éviter un futur où l’on se battra pour l’eau et la nourriture. Le temps du déni est terminé.

Romain Chiaradia

Romain Chiaradia
Groupe municipal « Sartrouville Autrement, union de la gauche écologiste »

Isabelle Amaglio-Térisse, Walyd Kalem, Romain Chiaradia

Sartrouville pour tous.tes

Transition écologique incontournable !

Au regard des incendies qui ont détruit des dizaines de milliers d’hectares cet été, dont une partie de la forêt de Fontainebleau, au regard des épisodes de canicule de plus en plus rapprochés, il est urgent de réagir localement !

C’est d’abord une stratégie globale de rénovation thermique qui doit se décliner sur l’ensemble de la ville à commencer par un plan d’action structuré, planifié, lisible par tous, concernant nos trente groupes scolaires où enfants et personnels ont beaucoup trop souffert de l’épisode caniculaire de ce mois de juin. Nous ne pouvons plus accepter des écoles bouilloires thermiques, dans lesquelles il est impossible de faire classe dès 10h du matin ! Et il ne suffit pas d’installer un lieu de rafraîchissement par école ! Il faut absolument revoir les isolations des bâtiments, conserver les arbres existants dans les cours de récréation, végétaliser celles qui n’en possèdent pas, enlever le goudron qui imperméabilise nos sols et retient la chaleur, poser des brise-soleil sur les façades exposées plein sud…                                              

On ne peut plus se contenter de faire semblant ! Le réchauffement climatique est bien là. Par ailleurs, si le plan 1000 arbres est une excellente initiative que nous soutenons, il ne suffit pas toutefois de planter, encore faut-il entretenir ces nouvelles plantations avec un focus sur le quartier des Indes particulièrement bétonné, un vrai aménagement du Parc Gagarine et la protection de l’espace Molière !

Nous avons besoin d’une vision politique claire, organisée sur les 6 ans de mandat à venir, qui doit être mise en place dès cette rentrée de septembre!

Un mot pour finir, sur notre Théâtre, Centre Dramatique National qui n’a toujours pas, à notre connaissance, de directeur/trice à l’heure où nous écrivons cette tribune. Et si nous avons bien noté, lors du Conseil municipal de ce mois de juin, le soutien re-affirmé de la ville, à maintenir sa subvention et à conserver le label CDN, nous redisons notre inquiétude face à cette absence de nomination qui pourrait entraîner la régression de ce théâtre en scène municipale. Point n’est besoin de rappeler l’excellent travail qui y est réalisé en partenariat avec nos écoles, collèges et lycées pour lesquels l’option théâtre est une option plébiscitée par nos lycéen.nes au baccalauréat !

Nous vous souhaitons à toutes et tous une très bonne rentrée scolaire !

Michèle Vitrac-Pouzoulet

Michèle Vitrac-Pouzoulet
Élue municipale – Parti socialiste – Groupe Sartrouville à Gauche Autrement Ancienne Conseillère régionale d’Ile-de-France

Michèle Vitrac-Pouzoulet, Esteban Legros

Faire mieux pour Sartrouville

Face aux incendies, préparer l’avenir

Depuis plusieurs semaines, des incendies d’une ampleur exceptionnelle touchent plusieurs régions de France. Ils détruisent des espaces naturels, fragilisent des activités économiques et bouleversent la vie de milliers de personnes.

Cela rappelle aussi l’engagement des sapeurs-pompiers et de l’ensemble des personnes mobilisées pour protéger les populations et les territoires touchés.

Au-delà de l’émotion qu’ils suscitent, ces incendies nous invitent à regarder une réalité plus large : les épisodes de chaleur extrême et de sécheresse deviennent plus fréquents. Le changement climatique transforme notre quotidien et pose de nouveaux défis à nos collectivités.

À Sartrouville, cette question ne se limite pas aux forêts ou aux grands espaces naturels. Elle concerne aussi les conditions de vie des habitant·es. Lors des épisodes de canicule, tout le monde n’est pas exposé de la même manière. Les familles vivant dans des logements mal isolés, les personnes âgées, les enfants ou encore les habitant·es des quartiers les plus minéraux sont souvent les plus vulnérables aux fortes chaleurs.

Nos écoles sont également concernées. Lorsque les températures deviennent difficiles à supporter, l’apprentissage comme les conditions de travail s’en trouvent affectés. Adapter les bâtiments publics aux nouvelles réalités climatiques est désormais une nécessité.

Face à ces défis, l’action publique doit être à la hauteur. Rénover les logements, végétaliser davantage les quartiers, développer des espaces de fraîcheur et adapter les écoles aux fortes chaleurs sont des investissements utiles pour améliorer immédiatement la qualité de vie tout en préparant l’avenir.

Prévenir plutôt que subir, protéger plutôt que réparer : telle doit être notre boussole. Préserver notre environnement, anticiper les conséquences du changement climatique et préparer l’avenir de notre ville sont des responsabilités que nous devons assumer collectivement, pour les générations d’aujourd’hui comme pour celles de demain.

Norane Chiali

Norane Chiali

LFI

Norane Chiali, Michel Denis

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